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#citations française
prosedumonde · 20 hours ago
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🇦🇷 « Les morts ne traînent pas chez les vivants, il faut que tu comprennes ça. » Ceci est la première phrase du roman. Si d’ordinaire on aurait tendance à penser qu’elle est vraie, force est de constater que le roman va s’évertuer à lui donner tort. 🇦🇷 Mangeterre a perdu sa mère et son père, mais lui, il est parti on ne sait où. Mangeterre elle vit seule avec son frère Walter et sa tante. Jusqu’à ce que celle-ci ne supporte plus les bizarreries de sa nièce. 
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prosedumonde · 22 hours ago
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Non, madame ; je veux dire ceci : que l’amour est immortellement jeune, et que les façons de l’exprimer sont et demeureront éternellement vieilles. Les formes usées, les redites, ces lambeaux de romans qui vous sortent du coeur on ne sait pas pourquoi, tout cet entourage, tout cet attirail, c’est un cortège de vieux chambellans, de vieux diplomates, de vieux ministres, c’est le caquet de l’antichambre d’un roi ; tout cela passe, mais le roi ne meurt pas ; l’amour est mort, vive l’amour !
Alfred de Musset, Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée
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prosedumonde · a day ago
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Roman achevé
« Mais il y a deux sortes de pitié. L’une, molle et sentimentale, qui n’est en réalité que l’impatience du coeur de se débarrasser au plus vite de la pénible émotion qui vous étreint devant la souffrance d’autrui, cette pitié qui n’est pas du tout de la compassion, mais un mouvement instinctif de défense de l’âme contre la souffrance étrangère. Et l’autre, la seule qui compte, la pitié non sentimentale mais créatrice, qui sait ce qu’elle veut et est décidée à persévérer avec patience et tolérance jusqu’à l’extrême limite de ses forces, et même au-delà. C’est seulement quand on va jusqu’au bout, quand on a la patience d’y aller qu’on peut venir en aide aux autres. C’est seulement quand on se sacrifie et seulement alors ! »
Être enthousiasmée par toutes mes lectures, c’est la promesse tacite entre Stefan Zweig et moi. Il y en a qui marquent plus que d’autres, certaines sont inoubliables, déchirantes de beauté, d’autres sont innovantes, captivantes d’humanisme.
Mes textes préférés demeurent Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Le Voyage dans le passé, Clarissa, La Confusion des sentiments ou encore Marie-Antoinette (et encore d’autres !)…
Avec Zweig je me suis promis à moi-même de ne pas tout lire d’un coup : il faut conserver la magie le plus longtemps possible.
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damagedsouul · a day ago
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« je lui ai dit que c’était fini mais au fond j’y crois encore. »
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prosedumonde · a day ago
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Si l’amour est une comédie, cette comédie, vieille comme le monde, sifflée ou non, est, au bout du compte, ce qu’on a encore trouvé de moins mauvais. Les rôles sont rebattus, j’y consens ; mais, si la pièce ne valait rien, tout l’univers ne la saurait pas par coeur ; et je me trompe en disant qu’elle est vieille. Est-ce être vieux que d’être immortel ?
Alfred de Musset, Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée
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prosedumonde · 2 days ago
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Hommage à la mère
Étant assez rigide quand il s’agit de lire les publications d’un auteur que j’apprécie, je me laisse doucement porter par les titres de Simone de Beauvoir. Son premier volet autobiographique a été une immense découverte, une adhésion parfaite, puis petit à petit j’ai appris à la découvrir autrement que par son propre reflet couché sur le papier.
Après avoir lu les deux parties constituant La force des choses, le suivant était tout logiquement Une mort très douce, un très court livre autour de la figure maternelle, Françoise Brasseur.
« Riche d’appétits, elle a employé toute son énergie à les refouler et elle a subi ce reniement dans la colère. Dans son enfance, on a comprimé son corps, son coeur, son esprit, sous un harnachement de principes et d’interdits. On lui a appris à serrer elle-même étroitement ses sangles. En elle subsistait une femme de sang et de feu : mais contrefaite, mutilée et étrangère à soi. »
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prosedumonde · 2 days ago
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On m’a offert Sauvage à cause de sa couv’ je pense, à mon avis l’une des plus belles de chez Gallmeister. Mais bref.
J’avais très envie de le lire et aussi un peu peur ; j’aime le nature writing mais c’est parfois trop contemplatif pour moi et du coup il arrive que je m’ennuie un peu.
Rien à voir ici puisqu’il n’y a pas eu une seule page que j’ai trouvé en trop, il n’y a pas eu un seul mot qui ne sonne pas juste dans mon esprit.
Sauvage raconte Tracy Petrikoff, dix-sept ans. Elle vit en Alaska avec son père, un musher renommé (en gros un guide de chiens de traineau). Sa mère est décédée quelques années plus tôt mais son ombre demeure au-dessus de la forêt mystérieuse entourant la maison de Tracy.
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espritparfaitofficiel · 2 days ago
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"Nos désirs font désordre, pendant que la raison abandonne nos corps lorsque vient le désastre charnel"
👉 Esprit parfait
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damagedsouul · 2 days ago
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« Ils reviennent toujours, mais c’est pas pour autant qu’ils méritent tous une deuxième chance. »
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prosedumonde · 2 days ago
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Je ne comprends pas qu’on joue avec le coeur, et c’est pour cela que j’ai l’air d’en manquer. Je sais ce que c’est que de souffrir, on me l’a appris bien jeune encore. Je sais aussi ce que c’est que de dire ses chagrins.
Alfred de Musset, Un Caprice
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prosedumonde · 2 days ago
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J'ai attendu ce roman pendant des mois, guettant la sortie poche, et puis, une occasion en or, The Girls en grand format en seconde main, la joie, l'envie, l'excitation de découvrir la plume d'Emma Cline.
Je suis très branchée fait divers, j'adore tout ce qui est enquête sur des tueurs - il est entre autre question de la secte Manson dans la mini-série Dans la tête des tueurs sur Netflix, dans l'épisode consacré aux sectes.
Que dire de prime abord si ce n'est que je ne m'attendais pas exactement à ça ? À vrai dire, malgré le titre plutôt évocateur, je pensais que le gourou serait bien plus présent, et au final, bah pas tant que ça. The Girls possède une double temporalité. On suit Evie Boyd à la fin des années 60, plus précisément durant l'année 69, année cruciale pour la secte de Manson puisqu'elle sonnera la chute de la "Famille" et une dizaine d'années plus tard, donc dans l'après-coup de la rencontre d'Evie avec "les filles" de Manson.
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prosedumonde · 3 days ago
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Écrit trois ans avant de se lancer dans la grande entreprise que représente les Rougon-Macquart, Zola fait de Thérèse Raquin une sorte d’introduction, ou même d’exposition de ce qui est pour lui le naturalisme.
Il est loin le temps où je désirais lire l’intégralité de Zola, où j’ai commencé dans l’ordre chronologique avec La fortune des Rougon. Il est loin le temps où je lisais L’Assomoir ou Nana et me disait « quel grand monsieur quand même ce Zola ».
Il est loin parce que depuis il y a des centaines de livres qui me me sont passés entre les mains ; il est loin parce que depuis je suis tombée dans la littérature contemporaine et qu’il n’est pas toujours facile d’en sortir.
Pourtant je ne désespère pas de me replonger dedans, et Thérèse Raquin m’a conforté dans cette envie.
J’ai choisi ce livre dans ma bibliothèque pendant le confinement j’avais envie d’en profiter pour lire un classique, et puis surtout ma cop m’a dit qu’il est trop bien et du coup bah il m’en fallait pas plus !
Roman court (un plus on va pas se mentir !) et addictif. C’est bien simple j’ai eu l’impression de lire un thriller. Le genre d’histoire à suspense où tu as une idée précise de comment ça va se passer, et qui reste malgré tout sensationnel.
Emile Zola nous présente la jeune Thérèse, fille d’une oranaise décédée en Algérie lorsque Thérèse avait deux ans. Le père décide de donner sa fille à sa soeur, madame Raquin. Ainsi la jeune Thérèse va grandir aux côtés de sa tante et du fils de celle-ci, Camille.
Camille, de santé fragile (il a passé son enfance à être malade), sort par les yeux de Thérèse qui est dégoûtée à la vue de cet homme avec qui elle a partagé sa chambre dans son enfance. Malgré la gentillesse de Madame Raquin, Thérèse a eu une enfance des plus catastrophiques. Forcée de rester auprès de son cousin malade elle a dû prendre les mêmes médicaments que lui, elle a dû rester recluse auprès du malade. Bref son enfance s’est passée, bon gré mal gré, sans éclat, sans connaissance, sans vie.
« Thérèse, vivant dans une ombre humide, dans un silence morne et écrasant, voyait la vie s’étendre devant elle, toute nue, amenant chaque soir la même couche froide et chaque matin la même journée vide. »
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prosedumonde · 3 days ago
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Zakhor, Al Tichkah. Souviens-toi. N’oublie jamais.
Dès lors qu’il est question de romans sur la Seconde Guerre mondiale, Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay revient souvent.
J’en ai tellement entendu parler que je me suis dit qu’il était un passage oblige pour mes recherches, qu’il fallait le lire parce qu’il avait sans doute quelque chose de plus que les autres.
Je l’ai lu, et effectivement j’ai aimé (jusqu’à une certaine mesure), je l’ai trouvé délicat et intéressant en grande partie parce que l’auteure a choisi de mettre en avant la culpabilité de la France, chose qui était encore largement tabou lorsqu'elle a écrit son ouvrage.
C’est d’ailleurs pour cette raison si son manuscrit a été refusé dans plusieurs maisons d’édition. On a beau dire, il demeure des sujets sensibles, la preuve.
Sans doute que depuis la pilule est passée, les nouvelles générations ne sont pas dupes et savent très bien que la France n’était pas toute blanche dans l’histoire, alors maintenant ce qu’on voyait comme un sacrilège, un blasphème, devient une simple vérité.
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eslavie · 3 days ago
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Rien ne va comme tu l’imagines. D’un autre côté, si tu n’imagines rien, il ne se passera rien.
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prosedumonde · 3 days ago
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Pourquoi te détruire, triste ouvrage de mes mains ? Il n’y a pas de ta faute ; tu attendais, tu espérais aussi ! Tes fraîches couleurs n’ont point pâli durant cet entretien cruel ; tu me plais, je sens que je t’aime ; dans ce petit réseau fragile, il y a quinze jours de ma vie ; ah ! non, non, la main qui t’a faite ne te tuera pas ; je veux te conserver, je veux t’achever ; tu seras pour moi une relique, et je te porterai sur mon coeur ; tu m’y feras en même temps du bien et du mal ; tu me rappelleras mon amour pour lui, son oubli, ses caprices, et qui sait ? cachée à cette place, il reviendra peut-être t’y chercher.
Alfred de Musset, Un Caprice
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prosedumonde · 3 days ago
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🇫🇷 Amitié d’après guerre 🇫🇷 « Même les grandes joies vous laissent un peu de regret, il y a un fond de manque dans tout ce qu’on vit. » 🇫🇷 Vous savez, il y a ces livres qu’on vous offre et sans que vous sachiez pourquoi ils se retrouvent relégués au fond de la bibliothèque, attendant sagement d’être soupesés et feuilletés, abandonnés ou bien dévorés. 🤕 Depuis fin 2015 Au revoir là-haut était de ceux-là. Toujours repoussé, par élimination puis par choix (trop de tapage lors de la sortie du film en 2017…). Vient enfin ce sentiment du bon moment, du maintenant ou jamais. 🇫🇷 1918, Albert et Édouard, des soldats français, sont à quelques jours de la fin de la Première Guerre mondiale. Tout est (quasi) terminé, la France a gagné. Oui mais la guerre n’a pas dit son dernier mot… Je dis la guerre mais on sait tous très bien que derrière celle-ci se cache toujours (un ou) des hommes, avides de pouvoir et prêts à tout pour monter dans l’échelle sociale, mais passons. 🤕 Au revoir là-haut est un livre pour lequel il ne faut rien savoir, au contraire il faut se laisser bercer, plonger dans l’horreur à la fois avec une excellente immersion au coeur des tranchées ; avec cette immédiate après-guerre qui pointent, et avec elle, toutes les difficultés que cela peut poser. 🇫🇷 Contrairement à ce qu’on pourrait penser, Au revoir là-haut n’a rien de pathétique et c’est pour moi l’aspect le plus intéressant du livre. Pierre Lemaitre nous raconte une histoire tragique en soi, mais il y a cette écriture, incisive, particulièrement efficace. Écrire sur la guerre, l’immédiate après, c’est souvent l’occasion de donner un ton de déploration, d’insister sur le pathos, bref c’est pas toujours très agréable. 🤕 L’auteur a pris les choses d’une autre manière, il a donné une teinte comique à son histoire, il a, par son style, rendu une histoire en apparence plombante, quelque chose entre la tristesse et le rire. [...]  // • #allaroundthecorner 
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